top of page

 

Le massage californien : une heureuse rencontre !

 

Plusieurs « déclics » m’ont permis de forger progressivement des techniques toujours en évolution, en fonction des besoins, des situations, des envies de chacun.e.

Et avant tout une rencontre fondamentale : en 1975 je suis tombé sur une annonce : Week-end d’initiation au massage californien, Paris. J’avais entendu parler de ces nouvelles techniques. J’étais libre et curieux.

 

Dès les premières phases de pratique, je fus étonné de la possibilité pour certains stagiaires de « glisser » ainsi sur les corps. Je n’avais jamais vu cela auparavant. La façon dont on abordait l’autre, le massé, avec beaucoup de douceur et de tact, cette manière de prendre soin de lui, de tenir compte des moindres détails pour son confort et son bien-être.

Cette qualité de contact m’a tout de suite séduit.

C’était beau, sensuel, libre. Rien à voir en tout cas avec ce que j’avais pu aborder lors de mes études de kinésithérapie à l’école de la rue de Liège à Paris. Un même nom, mais un autre monde. J’étais d’ailleurs le seul kinésithérapeute.

De toute évidence cette manière de pratiquer semblait faire tellement de bien. Et très vite, pendant ce week-end, je m’aperçus que je prenais moi aussi un plaisir certain à masser, et je n’étais pas le seul.

« Bon Dieu, mais c’est bien sûr ! (1) » : je me souviens bien de cette réflexion qui m’a traversé l’esprit dès le premier échange ; et moi qui croyais savoir masser !

Certes, j’avais « une bonne main », on me l’avait souvent dit. Mais pourquoi diable mes professeurs de l’école de kinésithérapie ne m’avaient-ils jamais précisé que lorsque je massais une cuisse ou un mollet rien ne m’empêchait d’aller faire un petit tour plus loin, au-delà de la zone officielle ; par exemple, relier jusqu’au bout des doigts de pied, au moins pour réchauffer ces petits petons, au mieux pour faire prendre conscience de cet ensemble qui va de la fesse au pied et qu’on appelle jambe.

Et même qu’il existait une seconde jambe, elle-même prolongement d’une seconde fesse, une jumelle, qui marquaient à elles deux le relief au bassin.

Ce qui donnait, il faut l’avouer, une tout autre dimension à mon massage.

Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Et surtout, pourquoi mes études m’avaient-elles ainsi fermé l’esprit à ce point, pour m’empêcher tout simplement d’oser ? J’en voulais à tous ces maîtres en blouse blanche.

Ce jour-là, je vécus le véritable déclic.

Je saisis d’un seul coup tout ce que j’avais encore à découvrir et à apprendre. Je compris aussi que je devais me libérer, m’autoriser à faire ce que je sentais bon pour l’autre.

Je pris surtout conscience de tout le temps que j’avais perdu le c... posé sur ma chaise à mémoriser tous les détails anatomiques de notre corps humain qui ne me serviraient peut-être jamais.

Après trois années d’études menant au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute et quelques années de pratique dans les milieux médicaux, cette rencontre avec le massage californien m’a tout de suite enthousiasmé.

J’ai quitté le milieu médical, j’ai fondé l’école du Toucher-massage®, un institut de formation et de recherche pédagogique sur l’art de masser.

 

Le massage californien tire sa dénomination de l’institut Esalen (Californie) où, au départ, il était utilisé plutôt comme complément physique aux pratiques nouvelles de psychothérapie de groupe. Il permettait aux participants, certes de se détendre physiquement, mais surtout de mieux se sentir ensemble, de s’entraider à supporter le travail et les retombées émotionnelles des séances ; en somme, il aidait à la création d’un climat de réconfort et de tendresse mutuels.

Disons qu’il est né en quelque sorte de manière informelle, en réponse à un besoin immédiat et dans un esprit convivial.

Cette technique va être codifiée par Margareth Elke, déjà adepte du massage suédois (massage par zones) ; elle en fera finalement une méthode.

Encore un mot sur cet adjectif de « californien ». Je ne suis pas naïf pour ignorer que les mots ou les titres ont dans notre société contemporaine une certaine importance pour être entendus.

Le terme même de « californien » n’échappe pas à ce phénomène. Bien dans la tendance de la côte Ouest des États-Unis, il suggère clairement la mise en valeur du corps, du dépassement de l’être humain... un peu le « look » californien. Il aurait eu assurément moins de succès chez nous, et vous le comprenez aisément, s’il s’était appelé plus banalement « massage-parisien » ou « berrichon », ou autres... encore que « parisien » dans le fin fond des îles Fidji... succès garanti sans doute !

Aujourd’hui, le massage californien reste encore une référence en matière de bien-être, et de nombreuses personnes le pratiquent, chacune un peu à sa manière.

En tout cas ce week-end d’initiation avait suffi, maintenant je savais que je masserais vraiment et jamais plus comme avant !

 

Vous avez sans doute déjà compris que je n’ai pas une grande sympathie pour les méthodes trop dogmatiques. C’est pourquoi, à l’époque, j’ai alors mieux saisi toute la dimension-possible et la richesse de ce massage.

Libéré des techniques trop restrictives et de la distance « blouse blanche », j’ai trouvé grâce à lui le plaisir de masser, le goût et la liberté d’innover, de communiquer.

Mais ce n’est que quelques années plus tard que je me rendis compte des limites du massage Californien.

Les tensions, les zones contractées, que mes mains de kiné expérimenté savaient repérer, étaient bien trop négligées dans cette pratique.

Ces années « kiné », à tâter, palper, pétrir, malaxer les zones contractées, me rappelaient à l’ordre. La fluidité, la sensualité, la douceur, les mouvements caressants, enveloppants du massage californien n’y perdraient rien à y ajouter un peu de profondeur…  ce que nous appelons dans le jargon de mon école, la « fouille ».

Ainsi est né mon « Massage essentiel », de la synthèse de deux méthodes que tout opposait au départ : L’une venant de Californie proposant une façon de faire qui favorise la globalité, la fluidité, les manoeuvres enveloppantes, la sensation et le plaisir immédiatement ressenti.

L’autre appelé technique suédoise plus classique, utilisée par les kinésithérapeutes (quand ils massent !!), un travail plus localisé, plus en profondeur sur différentes parties du corps, fait de pétrissages, malaxages, pressions glissées…

Le paysage du massage étant plutôt encombré, comment évaluer mon « massage essentiel » alors que par exemple le massage californien a fait ses preuves ?  

Déjà tout simplement par définition, car il est synthèse de deux techniques, deux approches (californienne et suédoise) qui ont chacune leurs qualités.

Fruit de nombreuses années d’expériences, le « Massage essentiel » est donc largement éprouvé et le retour des personnes qui en ont fait l’expérience est très élogieux (2). 

C’est reconnu comme une prestation de grande qualité qui met en avant l’écoute, la prise en charge dans sa globalité et personnalisée de la personne relaxée, qui gratifie son identité et l’aide à découvrir ou retrouver une image valorisante.

Le Massage essentiel intéresse donc particulièrement les professionnels du soin et du bien-être.

 

La remarquable particularité du Massage essentiel tel que je l’ai conçue, c’est qu’il est facilement abordable par tous.

Quelques heures voire quelques jours suffisent pour donner l’essentiel de cette technique et permettre à tout un chacun.e de pouvoir se lancer et commencer à pratiquer.  

Attention, si le Massage essentiel se décline dans une grande liberté, il se structure à partir de certaines logiques. Par exemple il est plus difficile de toucher le ventre, donc on démarrera par le dos. De même on finira par mon moulage-dans-la-serviette de façon à ce que la personne puisse partir « bien » et dans sa forme (voire en dessous). La symétrie les reliages globaux seront favorisés, etc… (voir ci dessous)

La formation ? Une règle essentielle :  D’abord donner le goût et l’envie de toucher/masser et entretenir ce sentiment. Ainsi mettre les participants en confiance est la priorité afin de leur permettre d’oser les gestes, la douceur, l’intuition, le plaisir ; qu’ils.elles se sentent au plus vite libres et créatifs. 

C’est pour cela que les formations au Massage essentiel démarrent toujours par des préalables pédagogiques, jeux et exercices ludiques. La technique proprement dite venant après "(3).

Enfin, il est un autre atout que j’ai développé dans mon école : Acquérir la technique du transfert constant du poids du corps. Cette technique permet de ne jamais se fatiguer en étant constamment posé et « dé-posé », une gestuelle qui alterne et rythme le massage.   

 

Souvent on me demande : "qu’est-ce qui fait un bon massage" ?

Une vraie séance de « massage bien-être » doit faire appel à toutes les qualités que l’on trouve dans un toucher bienveillant. Mais le « Désir » doit être constamment présent… comme pour tout artisan. Si le désir disparaît… il vaut mieux devenir chauffeur de taxi ou comptable.

Seul « l’artisan-masseur » (et non un répétiteur de gestes) peut conduire avec bonheur un massage essentiel (4)... 

 

Les Effets… euphorisants du Massage essentiel

Ce massage complet du corps aux huiles essentielles apporte de façon immédiate une détente profonde.

L’expérience montre que l’effacement des tensions, la décontraction des muscles l’imposent chez les personnes contractées, tendues, stressées en permanence.

La présence, avec ce  toucher-bienveillant, sécurisant et la détente profonde obtenue, apaisent et calment les  anxieux. Sa fonction de drainage stimule les échanges cellulaires, active la circulation et le métabolisme général… et in fine nettoie l’organisme.

Sous l’effet des manœuvres globalisantes, l’énergie est redistribuée, harmonisée et sa circulation activée… donnant instantanément une sensation d’unification.

En effet, son action extraordinairement réunifiant, structure le schéma corporel et met « en forme », contribuant ainsi largement à vivre mieux son corps, à « mieux être dans sa peau », avec des effets euphorisants notables (sécrétion d’endorphine, ocytocine...).

C’est un massage réparateur qui aide à mieux vivre son corps.

Enfin, les huiles essentielles qui y sont associées ont elles-mêmes une action spécifique sur l’organisme.

Et puis, parce qu’il est communication, intuition, réhabilitation de la sensation et du plaisir, le « Massage essentiel » aide aussi à retrouver le goût du toucher et de la sensualité. Il peut ainsi participer au réveil du désir, contribue à faire retrouver le goût du partage, de la sensibilité tactile, émotionnelle.

Thérapeutes et sexologues le recommandent pour permettre aux couples de se retrouver, de sortir de la routine, ou simplement parfois pour une découverte de l’autre.

 Tous ces gestes aux effets rassurants, relaxants mettent en valeur les qualités créatives de chacun et le côté artistique du « Massage essentiel ».

C’est donc, par voie de fait, une excellente façon de se découvrir soi… et l’artiste qui sommeille en chacun de nous !

Pratiquer le massage essentiel est une riche expérience, le partage du plaisir de donner et celui de recevoir ».

 

Le fabuleux « moulage » final dans la serviette...

À la fin du massage, le masseur vous recouvrez complètement (sauf la tête !) d’une grande serviette de bain.

Vous êtes frileux ? Pas d’inquiétude : elle sera préalablement réchauffée.

Vos deux mains vont alors remonter à partir des pieds et presser lentement - dans un rythme et mouvement du poids-du-corps très réguliers - la personne dans sa totalité, en enveloppant bien chaque partie dans la serviette.

Ce moulage ainsi bien exécuté vous redonne instantanément la sensation de votre « forme ». Une véritable surprise en fin de séance !

C’est aussi une façon d’annoncer et de réaliser concrètement la séparation.

Eh oui, tout a une fin… !

 

1) Phrase célèbre que répétait Raymond Souplex, commissaire-enquêteur dans chaque série télévisuelle des années 70, “Les cinq dernières minutes“.

2)Testé par certains anciens élèves avec des adeptes du massage, notamment « clients » étrangers États-Unis, Australie

3) L’apprentissage de l’anatomie n’est non seulement pas nécessaire, mais peut être antinomique et brouiller la démarche et l’esprit de ce massage.

4) Un massage codifié, même de bonne facture sur le plan technique et exécutions, donnera souvent le sentiment au receveur.euse de ne pas être véritablement concerné.e . C’est notamment l’expérience que j’ai vécue avec une massothérapeute professionnelle dans une grande école de massage, lors de ma tournée au Québec pour le Congrès mondiale du toucher en 1992.

bottom of page