Prochain Stage : 22 / 29 Août
IDEES REÇUES & QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE MASSAGE BIEN-ETRE
Est-ce que tout le monde a le droit de masser ?

Pendant longtemps, il y a eu une opposition… et pas des moindres.
La profession des kinésithérapeutes qui défendaient bec et ongle une exclusivité du massage. Mais ça, c’était avant. Dans les années 2000, j’ai intenté un procès… et je l’ai gagné. Cette décision a fait jurisprudence et a contribué à faire évoluer les choses. Aujourd’hui, c’est clair : chacun est libre de pratiquer le massage bien-être. « Le droit d’être touché/massé par qui bon nous semble » comme je le réclamais est reconnu. Et le massage bien-être est désormais une pratique à part entière.

Bonjour Joël, peut-on utiliser de l'huile alimentaire pour masser ?

Bonjour et merci pour cette question, oui, on peut masser avec l'huile alimentaire, puisqu'on l'ingère. La plus simple et efficace reste l’huile de pépins de raisin, parce qu’elle glisse bien sans coller et qu’elle n’a jamais l’air sortie du placard de la cuisine !
J’ai toujours peur que la personne ait froid sur la table de massage ? Quelle est la bonne température pour un massage ?
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Ni trop chaud… ni trop froid. Simple, non ? En pratique évitez les pièces surchauffées (27–28°C, non merci…) Préférez une chaleur modérée. Ensuite, utilisez les serviettes (vos meilleures alliées), le rythme du massage. Oui, le rythme joue : un massage très lent est très relaxant, il diminue la température du corps et peut donner une sensation de fraîcheur. Et parfois, ce sont les détails qui font tout… Deux orteils qui dépassent, un petit courant d’air… et l’expérience est gâchée. Donc si besoin on couvre bien, on ajuste constamment, on observe. Et surtout : on pense à aérer la pièce entre chaque séance.
Quelles sont les conditions administratives pour pratiquer ?
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Bonne nouvelle : rien d’insurmontable. Moins bonne nouvelle : il y a quand même un cadre (eh oui…). Comme toute activité rémunérée, il faut un statut professionnel (auto-entrepreneur, société…) et une assurance en responsabilité civile professionnelle.
En revanche, et c’est important, il n’existe aucune obligation de diplôme à ce jour. J’aime comparer le.la praticien.ne en massage bien-être à un artisan, libre dans la pratique de son art, responsable de son savoir-faire. Et bien sûr, pour masser en famille, entre amis, ou juste pour le plaisir (de 7 à 97 ans et même plus )… aucune contrainte administrative.
Je suis fatigué après 2 ou 3 massages… c’est normal ?


Non. Et je vais être clair : ce n’est pas normal. C’est même une idée très répandue… et franchement dommage. Première question : comment avez-vous appris ? Vous a-t-on enseigné le transfert du poids du corps ? Parce que non, masser ne veut pas dire forcer. J’insiste, il ne s’agit pas simplement de se balancer, en massant, il s’agit de se poser, littéralement sur la personne à chaque manœuvre, de manière à se reposer… Oui, se reposer. Au début, on n’ose pas. Et puis un jour, on comprend. Et là… tout change.
Le massage ne repose pas sur la force, mais sur la fluidité, l’engagement du corps entier, la qualité du geste, regardez les enfants, ils sont souvent très justes là-dessus. Aucun effort inutile. Et puis il y a autre chose. Essentiel ! Quand on aime ce que l’on fait, la fatigue ne disparaît pas… mais elle change de nature. À l’inverse, si vous répétez mécaniquement des gestes appris par cœur, dans la contrainte, sans plaisir… vous allez vous épuiser. C’est inévitable. Il y a là un vrai enjeu dans la formation : apprendre d’abord la facilité, l’aisance. En résumé : un bon massage ne se fait jamais “en force”, toujours recherché, la détente de vos gestes à un moment de calme et de gestuel, la qualité de présence compte bien plus que la puissance
Faut-il bien connaître l’anatomie ?


Ah… celle-là, je l’attendais ! C’est une idée très répandue. Et elle me fait parfois bondir. Pour le massage bien-être, une connaissance approfondie de l’anatomie n’est pas indispensable. Elle peut même, parfois, freiner.
Pourquoi ? Parce qu’on ne masse pas une carte de muscles… mais une personne. Trop de théorie peut rigidifier le geste, bloquer la spontanéité. Or le massage bien-être demande avant tout : de la liberté, de l’adaptation, de la nuance. Par expérience, les milliers de personnes que j’ai formées sans approche anatomique sont très à l’aise… et très justes. Bien sûr, pour des pratiques spécifiques (massage sportif, etc.), l’anatomie devient pertinente. Mais là, on sort du cadre du massage bien-être. Et ajouter des heures “inutiles” dans une formation… ça peut poser parfois une question simple : objectif pédagogique… ou financier ?
Quelle huile utiliser ?
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Pas besoin de compliquer. Une bonne huile végétale suffit largement de qualité, non rance, agréable au toucher. Même une huile alimentaire peut dépanner, si elle est fluide et confortable. Le parfum joue un rôle important dans l’expérience. Parfois, un massage bien être est réussi…simplement parce que l’odeur était agréable et a plu. Mais attention, vos goûts ne sont pas forcément ceux de votre client. Donc, évitez les parfums trop marqués, si besoin faites sentir avant, restez simple
Combien de manœuvres faut-il maîtriser pour être professionnel ?
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C’est une question qu’on m’a parfois posée … et toujours un peu amusante. Elle vient souvent d’une logique “catalogue” : plus on connaît de gestes, meilleur on est. Et le milieu de l’esthétique se l’approprie souvent. Mais le massage bien-être, ce n’est pas un empilement de techniques, mais une dynamique vivante qui s’adapte à chaque personne, à chaque moment. Ce qui compte, c’est la continuité, la fluidité, la capacité à relier les gestes. Pour le massage essentiel ou pour tout massage bien-être en général, au fond, on pourrait dire qu’il n’existe qu’une seule “manœuvre” : celle de mains vivantes, qui s’adaptent, qui écoutent, insistent, s’allègent… qui circulent sur le corps. Un peu comme un potier ou un peintre … ou d’autres artisans sur leur ouvrage. Ce n’est pas le nombre de gestes qui fait l’artiste, non !
Quelle tenue dois-je adopter dans mon travail ?

Liberté, bon sens et discernement doivent à mon avis diriger vos choix
Déjà, pourquoi imposer un uniforme ? Le massage n'a rien d'une institution militaire.
Exiger une tenue réglementaire, c'est, en creux, hiérarchiser et infantiliser ceux qui la portent. Le praticien ou la praticienne doit avant tout pouvoir se sentir à l'aise dans ses vêtements, une tenue choisie en fonction de sa personnalité, de son envie, du contexte (cabinet, plage, entreprise, club de sport…) et du public reçu.C'est aussi une manière d'affirmer son autonomie et de projeter l'image que l'on souhaite donner de sa pratique et de soi. Une seule réserve : éviter les extrêmes. Couleurs criardes, blanc clinique trop froid, costumes aux accents « exotiques », ou, à l'inverse, tenues trop standardisées, autant d'écueils qui risquent de déshumaniser la relation de soin.
Faut-il expliquer à la personne comment va se dérouler la séance ?
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Comme pour toute prestation, une brève présentation est bienvenue, mais sans en faire trop. Pensez à ce qui se passe chez le coiffeur ou chez le dentiste : c'est le professionnel qui a la main, et c'est précisément ce qui crée la confiance. Il peut bien sûr poser une question ou indiquer ce qu'il s'apprête à faire, mais avec sobriété.
Pour la séance de massage, je vous conseille de rester très sobre. Ne dites pas trop de choses à l'avance : l'effet de surprise fait partie de l'expérience, il accompagne la sensation de bien-être et amplifie le ressenti. Installer deux fauteuils et engager une longue discussion avant de commencer, c'est prendre le risque de mettre la personne mal à l'aise. C'est aussi se charger d'obligations et de contraintes qui risquent de vous enfermer, là où vous devriez au contraire être libre dans votre pratique. Le bon sens et la simplicité doivent rester votre boussole. Vous pouvez tout à fait poser une question ouverte, du type : « Y a-t-il quelque chose de particulier que vous souhaitez me dire ? » Mais gardez en tête que vous êtes maître à bord et le montrer est essentiel, car c'est cela aussi qui inspire confiance. Si un doute surgit en cours de séance, posez la question, bien sûr, mais sans en abuser.
Pensez également à la durée. Si la séance a été annoncée pour une heure, il n'y a aucune raison de retenir la personne au-delà de 70 minutes. Elle a peut-être des obligations, un enfant à aller chercher à l'école, un rendez-vous… Le respect de son temps fait aussi partie du soin.
Après une séance de massage, faut-il absolument prévoir un temps de débriefing ? 6

Après une séance de massage, faut-il absolument prévoir un temps de débriefing ?
Pour ma part, je suis plutôt partisan de laisser la personne tranquille quelques instants. Qu’elle puisse revenir à elle, ressentir, apprécier ce moment… sans forcément être immédiatement interrogée sur son ressenti. Cela peut parfois devenir un peu intrusif, sans même que l’on s’en rende compte. Une séance de massage n’est pas une séance de psychologie, et ce n’est pas parce qu’une personne ne dit rien qu’elle est mécontente ! Bien sûr, comme toujours, il faut s’adapter à la personne. Si elle a envie de parler, de poser des questions, de partager son expérience, il faut savoir accueillir cet échange… à condition que cela corresponde aussi à votre manière d’être. Une simple question peut suffire : « Est-ce que ça va ? Vous souhaitez dire quelque chose ? » Mais vraiment, pas davantage. C’est un conseil que je donne après avoir trop souvent vu, ou subi des échanges forcés, auxquels personne n’avait vraiment envie de participer et qui, finalement, venaient presque gâcher la qualité du moment.

Dois-je commencer par une formation courte ou directement professionnelle ?
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Déjà, il faudrait savoir ce que l’on entend exactement par « formation professionnelle »… mais c’est un autre sujet ! Commencer par une formation courte peut être une excellente idée. Cela permet d’abord de découvrir une pratique, de l’expérimenter avec des proches, de voir si le plaisir est là et si l’envie d’aller plus loin se confirme. C’est aussi une manière d’éviter de s’engager trop rapidement dans une formation longue, coûteuse, dans un domaine qui ne correspondrait finalement pas à vos attentes.Une première approche peut donc être une découverte, un plaisir, une curiosité… qui, petit à petit, devient peut-être un véritable projet professionnel. Et puis cela permet aussi d’éviter une mauvaise formation : car malheureusement, toutes ne se valent pas.






Combien d’heures de formation pour être au top ?
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Il est impossible de répondre précisément à cette question. Car derrière cette question, il y en a une autre, beaucoup plus importante : qu’est-ce que se former réellement ?
Pour pratiquer professionnellement, il faut évidemment une base technique, mais surtout une base de confiance. Tout dépend de nombreux facteurs : Votre expérience de départ ; votre motivation ; la qualité du formateur et sa pédagogie (plutôt contraignante ou plutôt ludique ?) ; la technique enseignée ; votre capacité à ressentir, observer et vous adapter. Dans tous les cas, une formation qui prétend qu’au bout de « tant d’heures » vous serez automatiquement professionnel est une forme d’imposture. La meilleure formation doit vous donner les bases, l’envie, la confiance et surtout le plaisir de continuer à apprendre.
Car on devient praticien en pratiquant, comme tout artisan. À un moment donné, on se sent légitime. Pas parce qu’un compteur d’heures nous l’a annoncé, mais parce que l’expérience, les rencontres, les essais et parfois les erreurs nous ont construit.
Bien sûr, un minimum de temps d’apprentissage est nécessaire. Mais les heures seules ne font pas la compétence. Et c’est justement ce qui rend ce métier passionnant : on reste toujours en recherche, toujours en évolution. Avec quelques heures seulement, si vous avez un bon contact, si vous avez compris l’essentiel et si vous êtes à l’écoute, ce que vous offrirez à une personne pourra déjà être très précieux. Le nombre d’heures de formation n’a jamais été proportionnel à la qualité d’un massage.
J’ai été massé au Canada par une praticienne qui avait accumulé plus de 500 heures de formation. J’ai pourtant reçu un massage très codifié, très appliqué, mais qui ne m’a finalement pas apporté grand-chose… si ce n’est une heure agréable allongé sur une table, avec de la musique autour de moi. Accumuler des heures ne suffit pas ! Comme aurait peut-être dit La Fontaine s’il avait pratiqué le massage : « Rien ne sert de cumuler les heures, il faut toucher à point ! »
Prenons un autre exemple : les kinésithérapeutes suivent aujourd’hui cinq années d’études. À mon époque, j’en avais suivi deux. Qu’avons-nous réellement gagné en plus ? La question mérite d’être posée. Ensuite, rien n’empêche de revenir faire des stages de perfectionnement ou de réajustement pour enrichir sa pratique, repartir avec un nouvel élan et s’appuyer sur tout ce que l’on a appris entre-temps. C’est aussi pour cela que je déconseille les formations trop longues au départ.
C’est notamment la raison pour laquelle j’ai créé les Massages minute : permettre d’acquérir rapidement des gestes simples, efficaces, afin de pratiquer, d’expérimenter et de se faire la main.
Quelle est la meilleure technique de massage ?

Je vous réponds sans hésiter : le meilleur outil, c’est le masseur lui-même… ou la masseuse elle-même.
Il n’existe pas de technique meilleure que les autres. Tout dépend des besoins, de ce que l’on recherche, de la situation, du moment, des attentes de la personne… et même parfois de ses croyances. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas le nom d’une technique qui fait la qualité d’un massage. Qu’elle vienne du bout du monde ou du village d’à côté, cela ne change rien. Ce qui compte vraiment, c’est la personne qui la pratique : sa façon de faire, sa présence, sa bienveillance, son envie, sa motivation… Bref : sa compétence.
À quelle hauteur dois-je régler ma table de massage ?

La question revient souvent, et la réponse donnée aussi : « À hauteur du pli fessier. »
C’est pratique… mais c’est faux !
Lorsque l’on travaille avec le poids du corps, il est souvent intéressant d’abaisser la table. Cela permet de transférer naturellement son poids jusque dans les mains et les doigts, sans relever les épaules, donc en restant plus détendu soi-même. On sera ,in fine , plus à l’aise avec une table plutôt basse, car nous allons alors travailler avec les bras davantage étendus et utiliser notre corps au lieu de forcer uniquement avec les bras, et les épaules surélevées. Certes, c’est un peu surprenant au début, mais une fois qu’on a pigé ce transfert du poids du corps, c’est merveilleux !
Bien sûr, il faut tenir compte de la morphologie de la personne massée, de la vôtre également, la différence peut facilement représenter 15 à 20 cm… et aussi du type de massage pratiqué. Entre un massage du dos et un travail sur les pieds, c’est aussi vrai.
Bref, il n’y a donc pas de règle absolue. La meilleure réponse reste toujours la même : s’adapter.
Peut-on pratiquer le massage sans aucune formation ?

Eh bien, heureusement que oui !
Vous pouvez danser sans avoir pris de cours de danse, bricoler sans être artisan, chanter sans avoir fait le conservatoire, courir, faire du vélo, jouer au football… et même faire l’amour sans avoir suivi de formation, voyez-vous ! La base du massage, c’est le toucher. C’est donc une forme de communication par le contact qui nous est naturelle, pour ne pas dire familière. Depuis toujours, l’être humain utilise ses mains pour rassurer, accompagner, soulager, transmettre une attention.
Pour moi, il n’y a évidemment aucun risque à proposer un massage à quelqu’un .e sans avoir suivi de formation. Ce sera déjà une rencontre, une communication par le toucher, qui pourra apporter du bien-être à la personne. Le simple fait d’être touché avec attention est souvent déjà quelque chose de précieux. Et puis, le retour positif de la personne massée pourra peut-être vous donner envie d’aller plus loin, de découvrir davantage, de vous former. Vous l’avez certainement déjà fait : qui n’a jamais massé un proche, même quelques minutes ? Ensuite, c’est à chacun de décider s’il souhaite suivre une petite formation de découverte ou s’engager dans une formation plus professionnelle, selon ses envies et son projet.
Dois-je utiliser systématiquement de la musique pendant le massage ? Et laquelle ?

La musique : un choix, pas une obligation !
À l’origine, j’ai utilisé la musique simplement pour couvrir le bruit incessant de Paris lors de mes premières séances. Puis elle s’est progressivement imposée dans l’univers du massage bien-être, souvent portée par tout un marketing autour de l’exotisme et de la relaxation. Mais elle ne doit pas devenir un automatisme. Au contraire, dans les formations notamment, les phases d’apprentissage gagnent souvent à être vécues sans influence extérieure. Le silence favorise la concentration, la précision du geste et les échanges directs qui permettent de progresser… et le silence fait parfois du bien. La musique trouve davantage sa place dans des moments d’expression, de créativité ou simplement de partage de séance. Même si, dans les stages, les stagiaires la réclament presque systématiquement… Restons maîtres à bord !
Et pourquoi se limiter uniquement aux musiques dites « relaxantes » ? L’une de mes formatrices, Janine, nous a par exemple ouvert à l’utilisation du jazz : une musique vivante, joyeuse, qui peut aussi dynamiser l’expérience du massage. Après tout, la détente ne passe pas forcément par une musique planante avec des bruits de rivière et des oiseaux (ou même des sons trop "dépaysant " qui peuvent mettre mal à l’aise). Je reconnais le choix n’est pas facile, mais on peut toujours s’inspirer de ce que souhaiterait la personne que vous allez masser... Et expérimenter, adapter, écouter.
Est-ce qu’on peut masser sans huile ?

Bien sûr. Il y a des peaux très douces sur lesquelles les manœuvres de massage peuvent s’exprimer aisément. L’huile sert avant tout à favoriser la glisse et la fluidité des gestes.
Les huiles essentielles quant à elles peuvent apporter un effet plus stimulant ou relaxant, ou plus si on les utilise pour leur propriétés thérapeutiques. Mais l’essentiel reste le plaisir olfactif, la douceur… et le confort procuré par le massage lui-même.
Le praticien doit pouvoir garder la main sur la préparation de ses fioles et pour cela avoir une certaine connaissance des propriétés des huiles essentielles (toutefois on est pas obligé d’utiliser les huiles essentielles). Savoir composer soi-même ses mélanges est une compétence professionnelle valorisante.
Quant au choix, il n’a pas besoin d’être coûteux. L’huile de pépins de raisin, neutre et bien tolérée, reste une référence, y compris à l’hôpital. Les huiles de tournesol, sésame, ou même l’Isio 4 sont tout à fait adaptées. Utiliser des huiles de table n’est pas « être pingre » : ce sont des produits que l’on consomme depuis des siècles, sûrs et accessibles. Ce choix peut incarner aussi une volonté de rester libres face au marketing envahissant des cosmétiques.
