Nouveau programme disponible le 1er septembre 2026
UNE HISTOIRE QUI A CHAMBOULÉ MA VIE
De Piroska Kennedy, RMT (courrier reçu en 2006)
En mars 1998, j’étais en vacances dans un SPA au Québec. Aujourd’hui j’ai pour projet d’enseigner un cours de Stretch Massage Passif. Quel est le lien entre ces deux faits ?
C’est l’histoire que je me propose de partager avec vous.
J’ai réalisé un jour que je savais tout à fait m’occuper des autres (mes filles, ma famille agrandie, mes amis, collègues, élèves de karaté et même mes voisins), je savais m’occuper de tout le monde sauf moi. Après des semaines de recherche et d’organisation, j’ai décidé de passer une semaine dans un SPA, Eastman SPA, au Québec. Ce fut un séjour étonnant. Je ne me souviens plus du prix, mais cela valait un million de dollars.
Avant de rentrer, je me suis attardée dans une boutique de cadeaux, où j’ai vu un petit livre, « Le Stretch Massage, le plaisir de s’étirer », de Joël Savatofski. 80 pages, dont la moitié était des photos. En regardant les photos, je me suis dit que ces étirements à deux seraient fort bénéfiques pour tous les élèves de karaté après la rigueur de leurs cours. J’ai noté le titre du livre, son auteur et le no. ISBN, pensant pouvoir me procurer la version anglaise, pour que tous les professeurs de karaté puissent s’en servir.
Une fois de retour dans mon quotidien, j’ai commencé à chercher « The Stretch Massage ». J’ai appelé toutes les librairies de Kingston et même les plus importantes de Toronto. Inconnu au bataillon. Aucune trace du « Stretch massage, » ni d’aucun autre livre de Joël Savatofski.
Je me suis rendu compte que mon seul espoir de le lire était de le récupérer de la boutique où je l’avais vu.
Une semaine plus tard le livre était entre mes mains.
Dès les premières minutes de lecture j’ai compris que les stretchs décrits ne pouvaient être pratiqués tels quels dans les cours de karaté. Le principe du livre reposait sur la capacité du donneur à détendre le massé en s’accompagnant de musique douce, et de respirations profondes. Pas trop karaté comme approche. J’ai lu le livre jusqu’au bout néanmoins et j’ai choisi quelques stretchs à faire appliquer par les élèves.
Quelques jours plus tard, ma sœur, Tundy, m’a appelée pour se plaindre d’un mal de tête et de nuque carabiné après une journée de ménage et de cuisine intensive. Je me suis souvenu que le livre disait pouvoir alléger ce genre de problème. Je me suis rendue chez elle, le livre et un CD sous le bras pour tester la chose. À ma grande surprise, et à la sienne, ses symptômes ont disparu.
Les trois années qui ont suivi, j’ai pratiqué les stretch massages sur des amis, la famille, les connaissances, connaissances des connaissances, bref, sur tous ceux qui voulaient bien les recevoir.
Les problèmes dont les gens se plaignaient allaient des maux de tête et de nuque, au mal de dos, à des problèmes plus ambigus tels que ne pas pouvoir se brosser les dents après un accident de ski, ne pas pouvoir faire un lit ou porter un verre à sa bouche après un accident de voiture, ou s’asseoir plus de trois minutes après une chute.
En arrivant, les gens me disaient ce dont ils souffraient. Je mettais un CD de relaxation et je pratiquais sur le sol de mon salon les stretchs appris dans le livre. Une fois les stretchs intégrés (dès le premier mois), je me suis mise à les modifier. Parfois parce que la position n’était pas adaptée au receveur, parfois parce que le corps ne bougeait pas comme je le voulais.
Le plus important, ce qui m’a encouragée à continuer à inviter des étrangers chez moi, c’est que tout le monde, mais vraiment tout-le-monde, sentait une amélioration en repartant.
Un jour d’avril 2001, tout a changé. Ma grande amie, Pam, avait eu un accident de voiture et avait fait trois séances de kinésithérapie par semaine, sans résultats. Ne supportant plus de la voir souffrir comme ça, je lui ai proposé un « stretch massage ».
D’autres avec les mêmes douleurs en avaient bénéficié. Pam semblait souffrir plus que toutes les personnes que j’avais traitées jusque-là et j’appréhendais de lui faire mal. C’est pourquoi j’avais attendu si longtemps avant de le lui proposer. Nous avons décidé que si elle sentait que ma séance la soulageait même un petit peu, elle accepterait d’en recevoir une deuxième avant de retourner chez le kiné.
Comme pour les autres, Pam est repartie sans aucune douleur.
Je l’ai appelée régulièrement pendant les deux semaines qui ont suivi. Elle ne souffrait plus. La troisième semaine, elle a commencé à se sentir moins bien et donc je lui ai fait une deuxième séance. Jusqu’à ce jour, elle ne souffre plus de douleurs liées à cet accident.
À l’époque, le kinésithérapeute de Pam avait averti le responsable de l’assurance maladie que Pam avait annulé tous ses rendez-vous et prétendait être remise de son accident. Quand Pam lui a décrit le traitement qu’elle avait reçu de moi, il m’a demandé si j’accepterais de prendre d’autres clients.
Puis je me suis inscrite pour une formation de massage-thérapie à l’Ecole Sutherland-Chan et à la Teaching Clinic de Toronto.
Pendant toute ma formation, j’ai continué à pratiquer le « stretch massage », qui était le centre de mes recherches, avec l’aide de quelques-uns de mes co-stagiaires. Personne n’avait entendu parler de ce « stretch massage » et personne ne savait m’expliquer pourquoi c’était si efficace.
À la fin de ma première année, j’ai compris que la seule personne à qui je pouvais m’adresser était Joël Savatofski lui-même.
Je me demandais si M. Savatofski réalisait à quel point sa technique pouvait aller loin pour aider les gens à se remettre de tels maux. Il fallait que je le rencontre. Mon projet était de travailler encore quelques années après l’obtention de mon diplôme avant de me payer des vacances en France.
Le destin a bien fait les choses : Quatre mois après avoir reçu mon numéro de praticienne, mon amie, Heather, m’a dit qu’elle avait entendu dire que Joël Savatofski venait à Montréal pour une conférence au Touch Therapy Symposium, en mai 2004. Je n’en croyais pas mes oreilles. J’ai appelé le Congrès et j’ai réussi à prendre un rendez-vous avec M. Savatofski pendant son séjour à Montréal.
Nous nous sommes rencontrés 3 heures le premier jour du congrès. Il était surpris d’apprendre que j’avais développé cette technique. Il m’a dit avoir écrit ce livre quinze ans, après avoir eu son diplôme de kinésithérapie, pour faciliter une forme de relaxation et de détente bien-être.
Je lui ai posé plein de questions, comment et pourquoi cela marche ?
Il s’est excusé de ne pouvoir répondre à toutes mes questions. Il m’a encouragée à continuer mon travail et m’a donné plusieurs tuyaux pour l’enseigner autour de moi. Il m’a aussi donné la permission d’utiliser son travail comme je l’entendais pour en assurer la progression.
Depuis deux ans le cours de Stretch Massage Passif prend forme.
À la mi-mars 2006, il a reçu l’approbation du College des Masseurs Thérapeutes de l’Ontario pour le crédit CEU.
Le premier cours de sensibilisation a été bien reçu par la Conférence Hands Together 2006 OMTA, à Ottawa. Je parlerai davantage du Stretch Massage Passif dans le numéro de l’automne du magazine Massage Thérapie Canada.
Pour plus d’information sur le Stretch Massage Passif, contactez Piroska Kennedy, RTM, à : piroska.kennedy@hotmail.com ou prioska@fabyourlife.com