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Massage assis SAVATOFSKI- Massage AMMA 

DIFFERENCES

 

Lorsque j’ai commencé à pratiquer le massage assis, en 1992, sur une aire d’autoroute, il n’existait aucun modèle. Rien n’était codifié, rien n’était même envisagé dans ce contexte. C’était une première ; pas de matériel adapté, pas de protocole, pas de référence.

J’ai donc construit cette pratique pas à pas, avec les moyens du bord, en m’appuyant sur la réalité du terrain, les réactions des personnes, les contraintes du lieu, le temps disponible, et une préoccupation constante : que le praticien ne s’ennuie jamais et trouve lui aussi du plaisir dans cette pratique.

Avec mon équipe, nous avons d’abord travaillé sur de simples chaises, improvisant des solutions avec des coussins pour installer les personnes. Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert la chaise ergonomique venue des États-Unis, ainsi que la technique du Amma, que je ne connaissais pas encore.

Fort de 35 années d’expérience et de nombreuses interventions dans des contextes très variés, j’ai pu comparer cette approche avec celle que nous avons développée. Même si nous ne disposions pas encore d’études scientifiques formelles, les dizaines de milliers de séances réalisées et les observations de terrain convergent vers des résultats très positifs. Des résultats comparables sans doute à ceux du Amma, mais avec un élément supplémentaire : les bénéfices pour le praticien lui-même. Probablement parce que ma méthode ne s’est pas construite comme un protocole figé, mais comme une pratique libre, vivante, évolutive, façonnée par l’expérience.

 

Elle se distingue d’abord par sa souplesse (1).

Non codifiée, ludique et libérée de toute rigidité, elle s’adapte à chaque personne et à chaque situation.

Les séances peuvent durer de 6 à 12 minutes - selon la situation - et se pratiquer partout, sur tout public, quel que soit l’âge, y compris sur simple chaise.

Cette liberté nourrit profondément la motivation et le plaisir, tant pour le receveur que pour le praticien. Car au cœur de mon approche, chaque personne est considérée dans sa singularité. Le massage devient une rencontre, une réponse sur mesure, loin d’une exécution mécanique. Le receveur ne se sent pas « traité », mais véritablement pris en compte, ce qui renforce considérablement la qualité et l’efficacité de l’expérience.

La formation de mes praticien.nes constitue un autre pilier essentiel. Ils.elles apprennent à travailler sans fatigue, grâce à une utilisation juste du poids du corps, au point que masser peut parfois devenir une forme de détente et de repos. Ils.elles sont également encouragés à oser, à improviser, à créer leurs propres enchaînements, en gardant ce caractère ludique que je leur appris.

Là où une méthode strictement codifiée peut générer routine et lassitude, mon approche transforme chaque séance en une expérience nouvelle, une petite aventure motivante.

Cette liberté entretient l’enthousiasme et permet d’enchaîner de nombreuses séances sans perte de plaisir et sans fatigue aucune.

Par ailleurs, mon massage s’inscrit dans une recherche constante de confort. Il est toujours agréable, jamais douloureux, jamais contraignant.

Les retours des personnes massées sont extrêmement positifs et viennent renforcer chez les praticien.nes l’estime de soi, ainsi que leur épanouissement personnel et professionnel.

Fait étonnant et particulièrement intéressant : de nombreux praticien.nes constatent une diminution de leurs propres douleurs dorsales grâce à la pratique régulière !

 

Ainsi, au-delà du bien-être apporté aux receveurs, cette méthode prend également soin de celles et ceux qui la pratiquent.

- C’est fou, je ne pensais pas avoir autant de plaisir à masser. Je ne fatigue jamais. Je sens que cela apporte beaucoup aux personnes… et moi, ça me donne de l’énergie ! 

De nombreux.ses professionnel.les, notamment dans le milieu du soin, témoignent également de cet effet. Certain.es expliquent que, lorsqu’ils.elles sentent la pression monter, ils.elles proposent spontanément un massage à un.e collègue… et  ces gestes leur permettent aussi de relâcher la tension, de ralentir et de se recentrer.

Françoise Boissières (2), cadre infirmier, engagée dans la promotion du toucher-massage comme outil de prévention du stress et du burn-out, témoigne :

- Lorsque la pression montait dans mon travail, je proposais un massage assis (ou massages des mains) pendant quelques minutes. Cela me permettait de casser le rythme, de souffler, de quitter le mental pour revenir à l’action. Le bien-être était partagé. Pour moi, le toucher/masser est un véritable outil de prévention du burn-out, et le massage assis, par sa simplicité, y contribue pleinement… et tout autant pour celle ou celui qui masse »

 

 (1) D’après certaines personnes ayant reçu les deux techniques  +  l’étude sur les bienfaits du toucher-massage de  Juliette  Grolimund 2004

 

 (2) Autrice de  « les soignants face au stress », Ed. Lamarre

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